Les articles ci-dessous sont publiés suivant l'ordre chronologique de
leur réception par Maroc Santé.
Dr. Mohamed Guessous - Secrétaire général de la Fédération Nationale des
Médecins Généralistes Privés du Maroc
Enfin, l’AMO au Maroc ! Après des décennies d’attente et de
revendications, les Marocains ont réussi à briser l’indifférence et les
tergiversations des responsables. Tout le pays en parle dans une ambiance
d’euphorie et de liesse, l’accès aux soins naguère un rêve inaccessible, est
désormais à la portée de tous...
Dr. Chiheb Abdelilah -
Médecin généraliste privé à Kénitra - Président de l'Association des Médecins
Généralistes Privés du Gharb
Je trouve qu’accuser les médecins d’être «complices de l’ignorance» de la
population, c’est comme si on accusait les enseignants d’être complices de la
non scolarisation des enfants ou des échecs scolaires. Dire qu’ils sont
complices de l’ignorance est d’une grande cruauté.
Dr. Jean-Claude Deslandes - Anesthésiste et urgentologue - Rédacteur en chef de la revue Urgence Pratique - France
Il y a moins d’un an, vous auriez, au
cours d’une conversation entre confrères, parlé de H5N1, et vos interlocuteurs
vous aurez observé discrètement pour vérifier si vous ne présentiez pas d’autres
signes d’AIT débutant. Quelques mois plus tard, à l’évocation de cet acronyme,
que tout le monde d’un air entendu associe au virus de la grippe aviaire, il
paraîtrait du dernier ringard de ne pas s’inquiéter de la pandémie qui menace
notre planète bleue.
Dr. Chiheb Abdelilah -
Médecin généraliste privé à Kénitra - Président de l'Association des Médecins
Généralistes Privés du Gharb
L’hôpital Avicenne fête ses cinquante ans. Je ne sais pas si l’événement a
une quelconque importance pour le commun des mortels, mais, pour Jamal Belkhadir
qui en est le directeur actuel, c’est un événement très sérieux. Et il l’est
très probablement. C’est quand même le premier CHU national, et c’est aussi le
premier hôpital du pays, et la première pépinière de médecins pour le Maroc
indépendant.
Dr. Abderrahman Filali Baba - Dermatologue, vénérologue et écrivain
L'OMS a décidé en 1998 de faire du paludisme une priorité, et a lancé, en
partenariat avec les pays concernés, l’initiative de ‘’faire reculer le
paludisme’’, dont l’objectif à moyen terme est de réduire la mortalité de 50 % à
l’échelle mondiale d’ici l’an 2010. Le Maroc échappe heureusement à ce mal. Les
cas ont baissé considérablement ces dernières années au point que le programme
national de lutte contre le paludisme (PNLP) se fixe désormais comme objectif
l’élimination du paludisme autochtone d’ici l’an 2006.
Dr. Jean-Claude Deslandes - Anesthésiste et urgentologue - Rédacteur en chef de la revue Urgence Pratique - France
En thérapeutique plus qu’ailleurs l’ignorance est condamnable, mais la certitude
est terrifiante, de par la perversité qu’elle induit dans le raisonnement. C’est
pour lutter contre cette errance qu’est née l’« Evidence Based Medicine » ou
médecine par les preuves. Ne tenons jamais pour acquis ce qui n’a pas été
prouvé. La tentation du dogme est particulièrement rassurante pour les médecins
de l’urgence, qui ont besoin de se protéger par des certitudes.
Dr. Rachid Choukri - Président de la Fédération Nationale des
Médecins Généralistes Privés du Maroc
Au Maroc, le nombre « important » des médecins
généralistes (50% de la population médicale) et leur proximité
géographique, fait qu’en situation d’urgence, à domicile, dans la
rue, ou en pleine campagne, on s’empresse naturellement de faire
appel au plus proche d’entre eux, indépendamment du secteur dans
lequel il exerce.
Dr. Rachid Choukri - Président de
la Fédération Nationale des Médecins Généralistes Privés du Maroc
Mardi 14 décembre 2004 au complexe du ministère de
l’équipement, lever de rideau sur une pièce en « gestation » depuis
plus de 15 ans : « l’AMO ». Sur l’estrade, le premier ministre Mr D
Jettou entouré des ministres de la santé et des affaires sociales,
du président du conseil national de l’ordre des médecins et du
directeur général de la CNSS, a apparemment tenu à réserver la
primeur de l’annonce de la mise en place de la première phase de
l’AMO au corps médical...
Dr A. Chantegret, Directeur SAMU 58 - Dr Hammoud El Mamoun
Une catastrophe est un événement soudain, relativement bref qui
atteint une collectivité et qui menace de manière imprévisible,
immédiate et grave la santé d'un grand nombre d'individus, les bien
particuliers et collectifs. La médecine de catastrophe devient une
médecine de l'exception et des cas multiples. Il existe toujours
dans ce type de médecine une disproportion entre l'ampleur de la
détresse et les moyens humains et matériels mis à disposition pour
secourir, trier et soigner.
Dr. Bouayad Fouad, ORL,
Trésorier général du Conseil de l'Ordre des Médecins Le positionnement du médecin spécialiste au sein du corps médical au Maroc s’est déroulé en plusieurs phases. De 1956 à 1967 les quelques médecins spécialistes surtout formés à l’étranger (France) travaillaient en biappartenants (Public-Privé) et pratiquaient, pour l’essentiel, aux côtés de médecins coopérants une médecine curative avec peu de moyens. Les médecins étrangers, relativement nombreux, exerçaient surtout dans le secteur privé. Dr. Alami Jaâfar - Gastroentérologue,
Vice-président de la Société Marocaine de Gastroentérologie Les anti inflammatoires non stéroïdiens (AINS) posent un réel problème de santé publique du fait de leur large prescription , de la fréquence et la gravité de leurs effets indésirables. Des études américaines et anglaises ont révélé que la gastropathie aux AINS était l’effet médicamenteux indésirable le plus fréquent aux USA. et en Grande Bretagne.
Dr M. Ktiri - Président de la Société Marocaine des Sciences Médicales On a assisté ces dix dernières années à une multiplications d’associations médicales et par conséquent à un nombre croissant de réunions médicales ayant comme objectif la FMC. Chaque année, plusieurs rencontres sont organisées. Malgré tout cela, le médecin marocain considère que le niveau de la FMC est très insuffisant (enquête de la SMSM). Dr. Chakib Nejjari - Professeur d’Épidémiologie à la faculté de médecine de Casablanca Les associations et sociétés savantes jouent un rôle de premier plan en matière de FMC. À ce jour on ne dispose pas d’informations objectives, ni qualitatives ni quantitatives, sur le rôle réel de ces associations dans notre pays en matière de FMC, leurs pratiques et leurs opinions.
Dr. Rachid Choukri - Président de la Fédération Nationale des Médecins Généralistes Privés du Maroc et
président de l'association Attabib Depuis la nuit des temps, l’homme s’évertue à résoudre l’épineux problème du choix. Il est toutefois une situation où l’homme se résigne, et laisse le soin à un tiers de choisir ce qui lui convient ou ce qui est sensé lui convenir : c’est face à la maladie.Ce rôle d’ordonnateur des soins a été pendant longtemps dévolu dans notre pays au Docteur, médecin généraliste, omnipraticien.
Pr. K. El Kheiri La douleur thoracique aiguë est l’un des casse-tête les plus fréquemment rencontrés par les médecins (qu’ils soient cardiologues ou généralistes), la plupart du temps à des moments (la nuit, à domicile, au travail ou dans la rue) où ils sont relativement démunis.
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